Cyberpunk 2020, les années collège!

Bon, pour ma part, en réalité, j’ai débuté avec l’Appel de Cthulhu, 4ème édition, et peu après avec AD&D. Ces deux jeux ont longtemps été mes classiques, mais contrairement à d’autres pour qui les années collège étaient visiblement bien compliquées (voir ICI, par exemple), pour moi c’était l’occasion d’alterner rugby et jeux de rôles, donc beaucoup de rencontres non-geek, le terme n’existait pas encore. Nous n’étions même pas bizarres, quand j’y repense. Sans doute avons nous eu de la chance.

Bref! Mon existence rôlistique se bornait donc à lire et faire jouer les scénarios disponiblepour Cthulhu au Temple du jeu, en plein Bordeaux, et pour AD&D, eh bien ce fut l’occasion d’explorer des pans entiers de l’Histoire du monde que je me désolais de ne jamais devoir aborder en cours, pourtant mon prof d’Histoire-géo était impec! De crayonner des cartes dignes des plus belles oeuvres actuelles de Paizo… Mais si!!! Et de surchauffer mon formidable cerveau de mes 12-15 ans afin de faire tomber les persos de mes joueurs dans d’horribles pièges, leur survie étant alors récompensée par des tirages aléatoires de trésors sur ce bon vieux Guide du maître bleuté, comme l’azure du ciel du Sud.

Re-bref! Finalement, je ne sais plus trop quand, hormis que c’était avec mon groupe de rôlistes-rugbymen préféré… Oui donc pas mes joueurs de Cthulhu habituels… Nous avons découvert Cyberpunk. La v2, se déroulant en 2020 et nous décrivant un univers un peu destroy, un peu futuriste, un truc comme nous n’avions pas encore expérimenté. Enfin si; J’avais découvert Bitume MK5, mes rôlistes-rugbymen avaient bien aimé, mais outre le délire des premières parties, nous n’avions pas continué, les campagnes AD&D prenant beaucoup de temps. Cyberpunk, déjà c’était américain, et à l’époque, le jeu américain, c’était le bien! Cyberpunk, sa ville Night city, ses gang et ses corporations, voilà qui sonnait bien, voilà qui sonnait futuriste, mais pas trop loin, ni trop gentillet comme Star wars d6!

Nous avons débuté un après-midi, à six ou sept, avec des gens qui s’en allaient, d’autres qui arrivaient pour tester la bête. Personne n’avait bien lu les règles, quelques-uns avaient déjà joué une ou deux parties, c’était le bon dans l’inconnu. Personne ne voulait jouer un Média ou un Rockerboy, il y avait parfois uniquement des Solo, évidemment, des Techies également, parfois un Fixer. Et c’est bien avec Cyberpunk que nous avons découvert le grosbillisme, en tout cas, j’ai pour ma part rencontré mon premier grosbill sur ce jeu, et pourtant je faisais du AD&D avec différents groupes! Mon premier grosbill, je ne me rappelle plus son prénom, mais son perso était un Solo presque entièrement cybernétisé. Dans ce jeu, la notion de psychose est importante, et comme à Vampire plus tard, perdre son Humanité n’est pas anodin… Le mec avait encore son cerveau organique, et sans doute deux orteils normaux… Le maître du jeu fut un modèle de patience, nos petits perso cherchant juste à se faire quelques crédits en espérant survivre, nous avions embarqué avec nous bien pire que le plus taré des psychopathes, pour une mission de convoyage à bord d’un fourgon aménagé à la A-Team. Je n’en revenais pas de voir ce type s’énerver, râler contre le maître du jeu, nous menacer de tuer nos persos si nous ne suivions pas ses plans foireux. Depuis, bien sûrs, j’ai roulé ma bosse dans pas mal de club de différentes régions, rencontré d’autres gens mal dans leur peau et gâchant des soirées, mais là, c’était un choc. Après six heures d’une partie rendue pénible, nous nous sommes ligués pour abattre son personnage, le type à fait une crise, comme bien d’autres, il est partit bouder, la larme à l’oeil. Les tentatives pour le ramener à une attitude plus cool échouèrent. Cela ne nous a pas empêché de continuer longtemps de jouer à Cyberpunk!

Bien plus tard d’ailleurs, j’ai découvert un supplément très intéressant; When gravity fails, adapté du roman du même nom, de Alec Effinger. Bon de deux siècles dans le futur de Cyberpunk, le cadre moyen-oriental en fonds, chamboulement de toutes les données connues. Nous avons testé, nous avons aimé. Depuis nos dernières parties de Cyberpunk, quelques années s’étaient écoulées, il y avait eu des campagnes AD&D, des dizaines d’autres jeux, comme Rêve de dragon, Warhammer, Torg, pleins pleins pleins.

Récemment, j’ai eu l’occasion de recevoir Cyberpunk v3, traduit par Oriflam et comprenant le livre de règles, re-maquetté et superbe, l’écran, un supplément et une campagne. Quel plaisir de retrouver les aspects familiers d’un bon vieux Cyberpunk, transposés après un cataclysme mais avec ces bonnes vieilles références! D’autres jeux sont apparut depuis lors; Corporation, Cyberspace, Eclipse phase ou Transhuman space. Les termes futuristes amenés par ce vénérable ancêtre sont désormais notre quotidien, notre proche avenir, la définition du futur « cyber » a évoluée, nous avons mûri également. Peut-être que cela s’applique à tous nos vieux univers de jeu, mais personnellement, démarrer quelques rapides aventures Cyberpunk ne serait pas pour me déplaire, voir, me donnerait une autre vision du jeu. Qui m’aime me suive…

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3 commentaires sur « Cyberpunk 2020, les années collège! »

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