Mars la rouge, de Kim Stanley Robinson

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Premier roman de la trilogie Mars, de Kim Stanley Robinson, Mars la rouge nous parle des cent premiers colons arrivant sur Mars en 2026. Aucun alien, même pas un Matt Damon dans le lot, juste cent individus sélectionnés en fonction de tests très poussés qui ont permis de sélectionner ce qui se fait de mieux en matière d’humain – les deux tiers de l’équipage sont soient américains, soient russes, c’est pour dire! – … Oui sauf que dès le départ, on comprend que ceux qui viennent coloniser Mars sont surtout les meilleurs menteurs, ou que leurs compétences scientifiques principales ne sont pas seules à les avoir qualifiés. Tout au long du roman, on découvre les premières années sur la planète rouge, puis l’implantation rapide de nouveaux colons, envoyés par les transnationales de la Terre. Et très vite évidemment, la situation dégénère, jusqu’à la révolution.

Bon alors Mars la rouge, comme les autres tomes de la trilogie, c’est de la hard sf, avec en prime beaucoup d’intrigues politiques et de digressions vers des champs scientifiques appréciés par l’auteur – On connaît la famille géologique de chaque caillou après lecture de la trilogie! – L’aspect futuriste est bien présent, mais il passe au second plan, derrière la psychologie complexe et parfois torturée des Cent premiers, autour desquels se cristallisent toutes les luttes, et qui pour les plus aptes à la survie deviennent des figures légendaires – Car à la longévité très étendue.

Je ne vous cache pas que c’est plutôt difficile à lire, disons que rentrer dans cet univers, avec ce rythme assez lent est plutôt ardu. Mais une fois que l’on comprend où nous emmène Kim Stanley Robinson, il est facile de percevoir toute la poésie retranscrite à travers ses descriptions de la planète rouge, à travers les regards de ces Cent premiers qui sont finalement dépeints comme des humains ordinaires, se retrouvant loin de chez eux et devant se créer un nouveau foyer. Pour les amateurs de hard sf exclusivement, ceux et celles qui veulent des combats spatiaux à base de pfiou pfiou pfiou iront voir ailleurs.

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6 commentaires sur « Mars la rouge, de Kim Stanley Robinson »

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