Le monde inverti, de Christopher Priest

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J’ai lu ce bouquin pour la première fois quand j’avais 11 ans je crois bien, et pour le coup, je m’étais arrêté en cours de route, avec un mal de tête et pleins d’interrogations sur ce monde un poil étrange. J’y suis revenu l’année suivante, fort de mes premières expériences rôlistes, et là pour le coup, j’ai pu mieux apprécier ce très bon roman de Christopher Priest!

Le monde inverti nous dépeint une société fonctionnant en vase clos, Terre, qui est une cité montée sur rails, progressant sans cesse vers un point impossible à atteindre, l’Optimum, où les conditions de vie seraient idéales pour les habitants – C’est à dire, où les conditions seraient celles de la planète Terre – Oui parce qu’autrement, le monde où progresse la cité mobile est assez singulier, avec un sol mouvant et d’autres distorsions spatiales pour le moins inquiétantes.

Nous suivons la vie d’Helward Mann, fraîchement intronisé dans la caste des topographes du futur, et qui nous fait découvrir une société hautement hiérarchisée, isolée en territoire hostile, avec un contrôle total de l’information et une ligne directrice imposée pour tous. Il s’agit de survie, et on comprend rapidement que tous ont accepté ce mode de vie. Tous? Non, car Helward Mann va… Euh non en fait, il va bien découvrir que quelque chose ne va pas, mais c’est tellement hallucinant que je ne vais pas faire mon fan lambda de GOT (dans cet épisode, un personnage meurt!) et vous spoiler l’excellent dénouement de ce roman!

Le monde inverti est le troisième roman de Christopher Priest, également auteur du Prestige et de la Séparation, c’est en quelque sorte de la hard sf, même si le terme ne s’applique de la même manière que pour la trilogie Mars, par exemple. C’est un classique du genre, marqué par son temps, les années 70, et aux explications scientifiques sur les choses qui se déroulent durant l’histoire, on voit poindre un soupçon de philosophie avec des questionnements sur la notion de l’individu/ groupe, sur la perception de l’environnement, etc… Très bonne expérience de lecture donc, avec un style d’écriture agréable et des personnages particulièrement soignés, je me prend à souhaiter une adaptation filmesque, mais si possible sans Tom Cruise, ce serait sympa. Merci.

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4 commentaires sur « Le monde inverti, de Christopher Priest »

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