Paterson, de Jim Jarmusch

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J’adore le cinéma de Jim Jarmusch, j’ai commencé avec Night on earth et ses chauffeurs de taxi aux quatre coins du globe, j’ai adoré ses adaptations des bouquins de Paul Auster, c’est une vision de la vie  que j’apprécie et qui me parle. Ici, avec son dernier film, j’y ai trouvé un rythme sensiblement différent mais toujours avec des thématiques faisant vibrer un truc profond.

Bon alors Paterson, se déroulant dans la ville de Paterson, avec comme personnage central Paterson, déjà ce n’est clairement pas un film grand public, son rythme étant presque minéral, et son synopsis résumant finalement les deux heures du film : Paterson est un chauffeur de bus écrivant de la poésie inspirée de ses rencontres et de petits riens. Voilà. Rien n’explose, aucun robot ou alien, et la petite fille ne se révèle même pas être une sorte de Keyser Soze à la fin. Le film nous offre simplement une semaine d’un type ordinaire, côtoyant des gens ordinaires, avec comme grand moment d’action le bus qui tombe en panne. Ouaip.

Oui mais pour ceux et celles qui apprécient le cinéma de Jarmusch, voilà encore une petite perle de poésie ordinaire, de celle qui fait du bien et donne la pêche. Attention cependant, ce n’est pas un feel-good movie, le rythme est très lent et il faut capter tous ces petits instants que l’on attend dans nos vies, le bon mot, un bref échange, même un regard. Adam Driver, qui incarne Paterson, joue assez bien le type peu causant mais foncièrement ouvert, curieux et à l’écoute, ça le change de son rôle de Kylo Reyn! Je dis que son personnage a une vie ordinaire… Oui sauf qu’il vit avec Golshifteh Farahani!!! On va dire que c’est de l’ordinaire ++. L’actrice incarne Laura, une personne bouillonnante de créativité, partageant son temps entre de la peinture de cercles un peu partout dans le domicile, la création de cupcakes et l’apprentissage de la guitare. Avec une autre direction d’acteurs, le personnage serait insupportable et vain, mais avec Monsieur Jim, et le talent de Golshifteh Farahani, voilà une gentille fille pleine de positivité et attentive à son compagnon.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce film. Même si je n’écris pas de poésie, je me retrouve dans ce personnage de Paterson, qui vit sa petite vie paisible et fait de belles rencontres à l’occasion – Tout un poème quoi! Merci à Jim Jarmusch pour cette nouvelle bonne tranche de cinéma.

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3 commentaires sur « Paterson, de Jim Jarmusch »

  1. vu au cinéma, toute seule dans la salle! J’ai trouvé la poésie de ce film magique, aussi bien celle que Paterson écrit, que celle de cette vie quotidienne et paisible.

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