L’Expiation, de Christelle Lebailly

Coucou mes p’tites patates mineuses! Oui alors le thriller, ce n’est pas du tout ma tasse de thé, ni le genre en lui-même, ni même le titre de MJ. Ici, cela n’aura pas été un coup de cœur pour la couverture, sa quatrième ou un format exotique, mais surtout le nom de l’autrice. Christelle Le bailly est une créatrice que je suis sur les réseaux sociaux, car en plus d’être assez drôle, elle partage de précieux et sages conseils sur l’écriture, en plus de proposer des ateliers d’écriture et parler concrètement de la vie d’autrice et du milieu de l’édition. Bref, c’est une personne extrêmement intéressante, auto-éditée, et dont je voulais découvrir les conseils mis en application.

L’Expiation se présente comme un thriller totalement classique, avec tous les poncifs du genre, l’autrice l’ayant même présenté comme un hommage à Serge Brussolo. Amateurs et amatrices du genre seront probablement en territoire connu, je n’en lis pour ma part pas assez pour avoir une possible lassitude ou des réflexes de lecture. En découvrant cette Jessica, notre protagoniste principale débarquant dans un bled david-lynchien nommé Ashland, j’ai par contre immédiatement tendu l’oreille, levé ma truffe dans le vent, pour rapidement retrouver l’équivalent d’une atmosphère de série télé bien cradingue, à la Zone blanche par exemple. Et d’ailleurs tout du long, j’ai gardé cette impression en tête, cherchant à tout transposer en termes de jeu de rôle. Bon, la lecture est fluide, plaisante, même si l’on n’a pas trop envie de visiter cette sympathique bourgade, la grande majorité des personnages ne sont pas spécialement fouillés, même la ville finalement, n’est pas particulièrement décrite, il n’empêche qu’une ambiance est posée, une atmosphère née très vite autour de la protagoniste, c’est simple, j’attendais à tout moment de lire qu’une sirène d’alarme retentissait, à la Silent hill. Quoiqu’il en soit, je me suis laissé porter par cette lecture.

J’ignore si l’on range ce roman dans la catégorie Young adult, mais j’ai en tout cas retrouvé, par-ci, par-là, des structures et surtout développement de personnages secondaires similaires à ceux des Amoureux de la lune, de la talentueuse Lizzie Felton. Avec là encore un joli plot twist nous tombant dessus au moment du final. Alors oui, je reste attaché à mon genre de prédilection, la hard sf, mais j’ai bien apprécié cette écriture, cette histoire amenée de manière très cinématique, avec une tambouille en arrière-plan prenant très bien. Je ne doutais pas tellement de pouvoir apprécier la plume de cette autrice, qui nous explique comment mieux écrire. L’Expiation est pour moi un très bon intermède entre deux lectures de cycles bien denses, et même si j’y vais prudemment avec ce genre et la surproduction évidente que l’on trouve sur les étals, voilà un nom d’autrice que je rajoute dans ma liste de celles et ceux dont il faut surveiller les sorties.

5 commentaires sur “L’Expiation, de Christelle Lebailly

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