Doctor Who, saison 10!

Doctor Who: Peter Capaldi Says Season 10 ‘Could Be My Final Year’

Déjà d’entrée, je n’aime pas Peter Capaldi! J’avais été traumatisé par son interprétation désastreuse dans la série télé Neverwhere, adaptée du roman de Neil Gaiman – On ne salope pas l’oeuvre de mon dieu littéraire, non mais! – et ses quelques apparitions ailleurs sur la télé british m’avaient conforté dans mon idée. J’avais même arrêté Doctor Who à son arrivée sur le show, à partir de la saison 8.

Récemment, je me suis malgré cela visionné les dernières saisons avec lui… Et ce n’est pas bon, pas bon du tout, malgré l’introduction de Me et du très bon arc de l’Hybride. Il y a quelques fulgurances bien entendu, l’acteur à de la bouteille, et les épisodes écrits par Steve Moffat sont suffisamment puissants pour amener de l’émotion et du suspense. Et donc je viens d’attaquer les premiers épisodes de la saison 10…

La patte de Moffat est bien là, et c’est un démarrage en puissance, avec un épisode 0 pour le moins étonnant, avec l’arrivée du personnage de Grant. L’épisode 1 est plus classique dans sa forme, mais introduit la nouvelle compagnonne du Docteur, Bill, qui sert des frites à la cantine… Nouvelle approche pour le Docteur également, ce qui est une bonne chose, et me rends le personnage enfin sympathique. Oui bon, les deux précédents docteurs me manquent, et même le personnage de Clara, mais là en quelques dizaines de minutes, je sens déjà quelque chose se mettre en place. Ce Moffat est vraiment très très bon.

Ce que j’apprécie également dans Doctor Who, c’est cette touche typiquement british et cheap dans les effets spéciaux. Le show est cependant faussement fauché, et même si l’on regarde avec peu de conviction le Doctor étudier une flaque d’eau dans un parking – C’est à dire une forme de vie alien – Juste après, nous sommes plongés dans un voyage spatio-temporel avec explosions pyrotechniques et incrustations pas mal fichues de CGI!

Bref! Cette nouvelle saison s’annonce donc palpitante! Je ne peux que vous recommander le visionnage de Doctor Who, en particulier les arcs de Steve Moffat, qui forment et renforcent un univers extrêmement riche et original.

Paterson, de Jim Jarmusch

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J’adore le cinéma de Jim Jarmusch, j’ai commencé avec Night on earth et ses chauffeurs de taxi aux quatre coins du globe, j’ai adoré ses adaptations des bouquins de Paul Auster, c’est une vision de la vie  que j’apprécie et qui me parle. Ici, avec son dernier film, j’y ai trouvé un rythme sensiblement différent mais toujours avec des thématiques faisant vibrer un truc profond.

Bon alors Paterson, se déroulant dans la ville de Paterson, avec comme personnage central Paterson, déjà ce n’est clairement pas un film grand public, son rythme étant presque minéral, et son synopsis résumant finalement les deux heures du film : Paterson est un chauffeur de bus écrivant de la poésie inspirée de ses rencontres et de petits riens. Voilà. Rien n’explose, aucun robot ou alien, et la petite fille ne se révèle même pas être une sorte de Keyser Soze à la fin. Le film nous offre simplement une semaine d’un type ordinaire, côtoyant des gens ordinaires, avec comme grand moment d’action le bus qui tombe en panne. Ouaip.

Oui mais pour ceux et celles qui apprécient le cinéma de Jarmusch, voilà encore une petite perle de poésie ordinaire, de celle qui fait du bien et donne la pêche. Attention cependant, ce n’est pas un feel-good movie, le rythme est très lent et il faut capter tous ces petits instants que l’on attend dans nos vies, le bon mot, un bref échange, même un regard. Adam Driver, qui incarne Paterson, joue assez bien le type peu causant mais foncièrement ouvert, curieux et à l’écoute, ça le change de son rôle de Kylo Reyn! Je dis que son personnage a une vie ordinaire… Oui sauf qu’il vit avec Golshifteh Farahani!!! On va dire que c’est de l’ordinaire ++. L’actrice incarne Laura, une personne bouillonnante de créativité, partageant son temps entre de la peinture de cercles un peu partout dans le domicile, la création de cupcakes et l’apprentissage de la guitare. Avec une autre direction d’acteurs, le personnage serait insupportable et vain, mais avec Monsieur Jim, et le talent de Golshifteh Farahani, voilà une gentille fille pleine de positivité et attentive à son compagnon.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce film. Même si je n’écris pas de poésie, je me retrouve dans ce personnage de Paterson, qui vit sa petite vie paisible et fait de belles rencontres à l’occasion – Tout un poème quoi! Merci à Jim Jarmusch pour cette nouvelle bonne tranche de cinéma.

Contact/ Interstellar/ the Arrival!

Scientists Heard Signals From Extra Terrestrials. Who Could This Be ...

Je vais parler de ces feel-good movies pour les geeks, des oeuvres dont j’entends dire dans mon entourage professionnel qu’elles sont trop compliquées, sans rythme, et sans vrais effets spéciaux (des explosions). Je viens de me re-visionner the Arrival (premier contact pour ceux et celles qui s’en foutent de respecter l’oeuvre originale) et c’est bon, c’est même excellent! Immédiatement après cette fin qui donne le tournis, j’ai pensé à Contact, le film de Robert Zemeckis, avec Jodie Foster, l’une des actrices que j’admire le plus. Contact, qui est sorti en salles en 1997… Oui, il y a vingt ans!!! Héritier d’une longue série de films impliquant de gentils extra-terrestres et le méchant gouvernement des Etats-unis des States, Contact se démarquait par son message porteur de paix et d’amûûûr. La scientifique gentille, légèrement cruchasse tout de même, mais qui avançait avec ses certitudes, sûre de son bon droit. 1997… Il n’y avait pas que le personnage de Jodie Foster qui était naïf! C’est bien un feel-good movie sf, les méchants ne sont pas vraiment méchants, malgré un nombre impressionnant de bâtons dans ses roues, l’héroïne traverse les épreuves, trouve le Matthew et se fait financer des radiotéléscopes au Nouveau-mexique. Classe!

Tell us what you thought of 'Interstellar'

Immense bon dans le futur, avec quelques oeuvres science-fictionnesques de type blocbuster pour nous gâcher nos bonnes ondes, et nous retrouvons Interstellar, de Christopher Nolan, avec une brochette d’acteurs et d’actrices au top, pour servir une épopée de trois heures, que je considère comme un chef-d’oeuvre, malgré quelques menus défauts. Encore une fois, la science est au coeur de tout, la rationalité domine et les sentiments sont laissés en retrait. Logique, il faut sauver l’Humanité. L’écart se fait avec Contact dans l’intégration des technologies, il y a vingt ans inimaginables ou mal appréhendées dans la science-fiction filmée, désormais parfaitement intégrée dans l’environnement des personnages. Les robots ne sont pas des tueurs psychopathes, juste des intelligences artificielles rudimentaires, au service de l’Homme. J’ai dis que je faisais un article sur les feel-good movies sf, et même si l’ambiance est un peu plombée par la fin du monde imminente, l’espoir est dans chaque action des personnages, et il y a une sorte de grandeur qui transparaît souvent. Petite mention spéciale pour l’acteur principal, qui est Matthew Mc Conaughey… C’est son nom, mais également un qualificatif synonyme de mec terriblement bon!

How the alien language in 'Arrival' works according to linguist ...

Punaise, Denis – je vais faire un film Dune – Villeneuve qui s’attaque à de la science-fiction, ça donne the Arrival, un film intelligent, avec de gros bourrins de militaires totalement mis en retraits, pour laisser la place à une interrogation toute scientifique, mais faisant de cette oeuvre une magnifique expérience cinématographique! L’approche linguistique est tout bonnement excellente, et le concept du Temps comme il est abordé là donne tout de même des sueurs froides! Bon alors oui, ce n’est pas vraiment un feel-good movie, parce que même si finalement tout se passe bien, hormis les arriérés d’humains qui veulent tout péter, la destinée de Louise a quelque chose d’un poil tragique. Un film incroyable, intelligent et porteur d’espoir, qui nous présente des aliens bien comme il faut, avec pour une fois une motivation valable de venir s’embêter sur Terre. Et pour couronner le tout, la musique est assez impressionnante, je me demande même s’il existe un support avec des bribes de langage heptapode…

J’aurais également pu caser Gattaca dans cet article, mais même si ce film est un bijou, son action se centre plutôt sur son personnage principal. Et toi les Gens, tu as des idées de feel-good movies pas trop tartes et totalement geeks?

Serialbdomadaire #14

Legion : Un premier poster pour la série mutante ! - Les Toiles ...

Legion S01E02 : Aaah! Eh bien ma foi, cette nouvelle série de Fx dans l’univers des X men démarre plutôt très bien, avec une forme classique pour ce type d’histoire – Des surhommes (et des surfemmes 🙂 ) apparaissent un peu partout et sont traqués par le méchant gouvernement des states – Le ton employé par le showrunner Noah Hawley (la série Fargo, c’est lui) colle d’assez près à celui des films X-men, et donc par-là même, à l’univers mutant de chez Marvel. Centrer l’histoire sur David Haller (le fiston du Professeur Xavier et de Moira Mc Taggert), un mutant shizophrène dont plusieurs personnalités sont classées omega, est pour le moins ambitieux, mais finalement, on nous montre graduellement la découverte de ses pouvoirs. J’avais un peu peur de subir une descente forcée dans « la folie » du personnage, prétexte pour nous sortir tous les poncifs cinématographiques sur ce genre d’approche, mais hormis la chorégraphie bollywoodienne, c’est bien amené. Bons acteurs, avec pas mal de seconds rôles potentiellement intéressants, le traitement de l’image est également assez intéressant, et l’on voit le souhait de la chaîne d’en faire autre chose que du show à la CW (de la grosse cagade à la Supergirl). A suivre donc!

The Expanse | TV fanart | fanart.tv

The Expanse S02E03 « Static » : Excellente série de science-fiction mature – En opposition à… pratiquement tout le reste de la production de la chaîne SyFy – Cette saison 2 reprend là où nous avions laissé l’équipage du Rocinante, c’est-à-dire à mi-chemin du premier roman de James SA Corey. Les choses s’accélèrent après Eros et l’attaque de la station secrète de Protogen, la tension augmente avec la découverte d’une mutation de la proto-molécule en… Un truc sûrement cthulesque! Les personnalités s’affrontent, et sur Terre, Chrisjen tente l’alliance avec l’ennemi, afin de résister aux vilaines magouilles des vilains-pas-bô. Même plainte que d’habitude : Episode trop court!!! Il faudrait le même nombre d’épisodes (13) mais avec la durée de ceux de Sherlock (1h30).

Watch Black Sails - Season 4 Episode 1 : XXIX HD free TV Show | TV ...

Black sails S04E03 : Plus que jamais, on sent la conclusion de cette très bonne série, avec des pirates musclés, bronzés, et insensibles au scorbut! L’Histoire rattrape les personnages, avec une nouvelle exécution de pirate célèbre, bien entendu un peu trashy, mais qui comme souvent dans cette série, ne nous fait pas plus détester le « méchant » – Qui est en fait le « gentil » –  Les interactions passées entre les personnages reviennent les hanter, en particulier chez Rackham ou Ann Bonny, qui nous offrent ici de beaux dialogues chargés en émotions. J’aime beaucoup Jack Rackham, c’est pour moi la quintessence du corsaire, a contrario d’un Teach qui lui semble venir d’un autre âge. Je pense qu’il va bientôt y avoir une explosion de violence, et suis très curieux de voir comment cette saison, et donc cette série, va se conclure.

Serialbdomadaire #13

Ben Plots His Next Move - Incorporated Season 1 Episode 8Incorporated S01E08 « operational realignement »: Ben ne veut plus de Aaron, qui lui encombre l’esprit, Hendrick aime Aaron mais approuve le plan de Ben… Et pendant ce temps naît sûrement l’embryon de quelque chose entre Laura et Helo Agathon de Battlestar Galactica! Bon, la série est toujours bien gentillette avec les manigances de Ben/ Aaron pour libérer Elena, mais ça devient un poil long tout de même. Par contre rien à redire sur l’usage intelligent des technologies, aussi bien la super belle désignée de la zone verte, que les bricolages approximatifs de la zone rouge. La série a un potentiel, reste à savoir si elle va parvenir à entretenir une trame de fond jusqu’au bout.

Planet Earth II airing on 04/12/2016 - Episode: Grasslands (No. 5) A ...

Planet earth II S01E05 « Grassland »: La BBC produit pleins de belles et bonnes choses, et cette nouvelle saison de Planet earth remue beaucoup de trucs positifs en nous (en moi en tout cas). Grassland nous montre les espèces vivant dans les plaines, qui recouvrent un quart des terres émergées. Comme les autres épisodes, c’est à couper le souffle, avec des images haute définition et des moyens de filmer inédits. C’est violent, c’est surtout une source d’étonnement constant, et c’est magnifique. Evidemment à chaque fin d’épisode, la voix de David Attenborough nous indique que ces espèces sont menacées par les activités de l’Homme…

SHUT EYE Review: Episodes 2-4 | The Tracking BoardShut eye S01E04 « the Tower »: Hum… ça devient n’importe quoi. Après seulement quatre épisodes, voilà que le cadavre à cacher débarque, avec comme d’habitude zéro justification concrète pour en faire un secret qui détruira tous les liens. Je vais continuer un peu cette série nous parlant de voyance et d’arnaques, parce que les personnages sont plutôt intéressants (et me rappellent ceux de Banshee), mais j’ai peur que l’on en vienne rapidement  à tourner en rond.

Le Black hole de Disney!

Remembering 1979 science fiction movie The Black Hole

The Black hole! Un film daté de 1979, produit par Disney et réalisé par Gary Nelson, qui a également tourné un Allan Quatermain… Oui, avec Richard Chamberlain en baroudeur… Oui. Bon, le Trou noir, je l’ai d’abord connu en disque 33 tours, à l’époque des histoires contées, j’ai ensuite vu le film, rediffusé pour la trois milliardième fois, et bien entendu en français. Clairement, c’est une adaptation de 20 000 lieues sous les mers, avec un vaisseau solitaire en guise de Nautilus, l’USS Cygnus, magnifique et que je recherche en figurine depuis un temps certain. L’histoire n’est donc pas surprenante, avec le Commandant Reinhardt en Nemo, un poil plus trash tout de même que le brave Capitaine dépeint par Jules Verne!

L’USS Cygnus est ainsi découvert en équilibre sur l’horizon d’un trou noir, par l’équipage de l’USS Palomino, le vaisseau des gentils, qui vont n’avoir pas d’autre choix que de s’arrimer à cette mystérieuse épave solitaire, pour découvrir finalement que son Commandant est toujours en vie, contrairement au reste de son équipage, et qu’il est entouré de robots un peu menaçants (Maximilien, mon cauchemar d’enfance, égalité avec la méchante dans Superman III). Il y a un petit twist tout mignon concernant le devenir de l’équipage du Cygnus, mais sinon, le scénario est bien ficelé, avec un jeu d’acteur très moyen mais suffisant pour passer un bon moment. C’est du Disney, donc happy end pour les gentils, punition pour le méchant! Mais au final, vraiment, il ne faut pas hésiter à revoir, ou découvrir, ce très vieux film aux décors sympathiques, avec des robots indémodables, même la poubelle volante est encore une référence!

Serialbdomadaire #12

The OA: recensione della serie Netflix

The OA, S01e08 « the invisible self »: Bon! Fin de cette mini-série Netflix, pour le moins perturbante, et qui pour ma part aura laissée un petit-arrière goût décevant. Attention hein, c’est très original, à tous les niveaux, et en particulier au niveau des personnages, où les « héros » nous sont vraiment présentés comme des individus ordinaires et très faillibles. Le mélange des genres fonctionne bien, même si tout l’aspect surnaturel me semble un peu survolé et artificiel. Malgré les défauts que j’y ai perçu, the OA (on ne peut même pas spoiler le titre, c’est dingue!) reste une série très originale et fréquemment touchante… Oui, Patate des ténèbres, mi-homme mimolette, le fléau de l’univers, à bien versé une petite larmichette, se demandant si Homer… Non pas lui… Non, pas lui non plus… Allez finalement s’en sortir. Par certains côtés, the OA me fait penser à Hemlock grove, par son traitement décalé de la structure des épisodes, son rythme singulier et ses personnages aux réactions déconcertantes, mais logiques finalement – bon je précise, il n’y a ni vampires ni garous (il ne pouvait pas faire la bande-son), mais le côté fantastique est bien là, étonnant et troublant.

... on their calendar, with the premiere of a special Christmas special

Sense 8 Christmas special : Ah mais que cette série est magnifique! C’est un épisode de noël (et de 2h, ce qui est un beau cadeau!), donc les relations entre les personnages sont mises en avant, il y a cependant quelques séquences de combat, uniques à la thématique de cette série, et là c’est du très bon! Sur le plan émotionnel, les Wachowski et leur scénariste, J. Michael Strackzynski (le dieu des dieux du scénario, précisons-le encore), tapent fort, avec des séquences très fortes et touchantes… Oui, on voit une nouvelle scène d’amour entre les huit, et comme la précédente, c’est toujours aussi beau, bien que des crétins décérébrés (des mecs, des vrais) iront ricaner s’ils parviennent à visionner l’épisode jusque-là. Le message est beau, positif, et ce n’est pas juste ce Christmas special qui le porte, mais toute la saison 1. Alors oui, malheureusement de nos jours, cela va passer pour de la mièvrerie, que des inconnus se trouvent et soient heureux par le simple fait d’échanger un regard, un sourire, mais pour ma part, j’y crois – Pas aux sensates, tristement – C’est même la seule chose qui pourrait nous sauver, que l’on accepte simplement l’autre, sans crainte du regard des autres ou du jugement. Magnifique épisode donc!