Serialbdomadaire #14

Legion : Un premier poster pour la série mutante ! - Les Toiles ...

Legion S01E02 : Aaah! Eh bien ma foi, cette nouvelle série de Fx dans l’univers des X men démarre plutôt très bien, avec une forme classique pour ce type d’histoire – Des surhommes (et des surfemmes 🙂 ) apparaissent un peu partout et sont traqués par le méchant gouvernement des states – Le ton employé par le showrunner Noah Hawley (la série Fargo, c’est lui) colle d’assez près à celui des films X-men, et donc par-là même, à l’univers mutant de chez Marvel. Centrer l’histoire sur David Haller (le fiston du Professeur Xavier et de Moira Mc Taggert), un mutant shizophrène dont plusieurs personnalités sont classées omega, est pour le moins ambitieux, mais finalement, on nous montre graduellement la découverte de ses pouvoirs. J’avais un peu peur de subir une descente forcée dans « la folie » du personnage, prétexte pour nous sortir tous les poncifs cinématographiques sur ce genre d’approche, mais hormis la chorégraphie bollywoodienne, c’est bien amené. Bons acteurs, avec pas mal de seconds rôles potentiellement intéressants, le traitement de l’image est également assez intéressant, et l’on voit le souhait de la chaîne d’en faire autre chose que du show à la CW (de la grosse cagade à la Supergirl). A suivre donc!

The Expanse | TV fanart | fanart.tv

The Expanse S02E03 « Static » : Excellente série de science-fiction mature – En opposition à… pratiquement tout le reste de la production de la chaîne SyFy – Cette saison 2 reprend là où nous avions laissé l’équipage du Rocinante, c’est-à-dire à mi-chemin du premier roman de James SA Corey. Les choses s’accélèrent après Eros et l’attaque de la station secrète de Protogen, la tension augmente avec la découverte d’une mutation de la proto-molécule en… Un truc sûrement cthulesque! Les personnalités s’affrontent, et sur Terre, Chrisjen tente l’alliance avec l’ennemi, afin de résister aux vilaines magouilles des vilains-pas-bô. Même plainte que d’habitude : Episode trop court!!! Il faudrait le même nombre d’épisodes (13) mais avec la durée de ceux de Sherlock (1h30).

Watch Black Sails - Season 4 Episode 1 : XXIX HD free TV Show | TV ...

Black sails S04E03 : Plus que jamais, on sent la conclusion de cette très bonne série, avec des pirates musclés, bronzés, et insensibles au scorbut! L’Histoire rattrape les personnages, avec une nouvelle exécution de pirate célèbre, bien entendu un peu trashy, mais qui comme souvent dans cette série, ne nous fait pas plus détester le « méchant » – Qui est en fait le « gentil » –  Les interactions passées entre les personnages reviennent les hanter, en particulier chez Rackham ou Ann Bonny, qui nous offrent ici de beaux dialogues chargés en émotions. J’aime beaucoup Jack Rackham, c’est pour moi la quintessence du corsaire, a contrario d’un Teach qui lui semble venir d’un autre âge. Je pense qu’il va bientôt y avoir une explosion de violence, et suis très curieux de voir comment cette saison, et donc cette série, va se conclure.

Serialbdomadaire #13

Ben Plots His Next Move - Incorporated Season 1 Episode 8Incorporated S01E08 « operational realignement »: Ben ne veut plus de Aaron, qui lui encombre l’esprit, Hendrick aime Aaron mais approuve le plan de Ben… Et pendant ce temps naît sûrement l’embryon de quelque chose entre Laura et Helo Agathon de Battlestar Galactica! Bon, la série est toujours bien gentillette avec les manigances de Ben/ Aaron pour libérer Elena, mais ça devient un poil long tout de même. Par contre rien à redire sur l’usage intelligent des technologies, aussi bien la super belle désignée de la zone verte, que les bricolages approximatifs de la zone rouge. La série a un potentiel, reste à savoir si elle va parvenir à entretenir une trame de fond jusqu’au bout.

Planet Earth II airing on 04/12/2016 - Episode: Grasslands (No. 5) A ...

Planet earth II S01E05 « Grassland »: La BBC produit pleins de belles et bonnes choses, et cette nouvelle saison de Planet earth remue beaucoup de trucs positifs en nous (en moi en tout cas). Grassland nous montre les espèces vivant dans les plaines, qui recouvrent un quart des terres émergées. Comme les autres épisodes, c’est à couper le souffle, avec des images haute définition et des moyens de filmer inédits. C’est violent, c’est surtout une source d’étonnement constant, et c’est magnifique. Evidemment à chaque fin d’épisode, la voix de David Attenborough nous indique que ces espèces sont menacées par les activités de l’Homme…

SHUT EYE Review: Episodes 2-4 | The Tracking BoardShut eye S01E04 « the Tower »: Hum… ça devient n’importe quoi. Après seulement quatre épisodes, voilà que le cadavre à cacher débarque, avec comme d’habitude zéro justification concrète pour en faire un secret qui détruira tous les liens. Je vais continuer un peu cette série nous parlant de voyance et d’arnaques, parce que les personnages sont plutôt intéressants (et me rappellent ceux de Banshee), mais j’ai peur que l’on en vienne rapidement  à tourner en rond.

Le Black hole de Disney!

Remembering 1979 science fiction movie The Black Hole

The Black hole! Un film daté de 1979, produit par Disney et réalisé par Gary Nelson, qui a également tourné un Allan Quatermain… Oui, avec Richard Chamberlain en baroudeur… Oui. Bon, le Trou noir, je l’ai d’abord connu en disque 33 tours, à l’époque des histoires contées, j’ai ensuite vu le film, rediffusé pour la trois milliardième fois, et bien entendu en français. Clairement, c’est une adaptation de 20 000 lieues sous les mers, avec un vaisseau solitaire en guise de Nautilus, l’USS Cygnus, magnifique et que je recherche en figurine depuis un temps certain. L’histoire n’est donc pas surprenante, avec le Commandant Reinhardt en Nemo, un poil plus trash tout de même que le brave Capitaine dépeint par Jules Verne!

L’USS Cygnus est ainsi découvert en équilibre sur l’horizon d’un trou noir, par l’équipage de l’USS Palomino, le vaisseau des gentils, qui vont n’avoir pas d’autre choix que de s’arrimer à cette mystérieuse épave solitaire, pour découvrir finalement que son Commandant est toujours en vie, contrairement au reste de son équipage, et qu’il est entouré de robots un peu menaçants (Maximilien, mon cauchemar d’enfance, égalité avec la méchante dans Superman III). Il y a un petit twist tout mignon concernant le devenir de l’équipage du Cygnus, mais sinon, le scénario est bien ficelé, avec un jeu d’acteur très moyen mais suffisant pour passer un bon moment. C’est du Disney, donc happy end pour les gentils, punition pour le méchant! Mais au final, vraiment, il ne faut pas hésiter à revoir, ou découvrir, ce très vieux film aux décors sympathiques, avec des robots indémodables, même la poubelle volante est encore une référence!

Serialbdomadaire #12

The OA: recensione della serie Netflix

The OA, S01e08 « the invisible self »: Bon! Fin de cette mini-série Netflix, pour le moins perturbante, et qui pour ma part aura laissée un petit-arrière goût décevant. Attention hein, c’est très original, à tous les niveaux, et en particulier au niveau des personnages, où les « héros » nous sont vraiment présentés comme des individus ordinaires et très faillibles. Le mélange des genres fonctionne bien, même si tout l’aspect surnaturel me semble un peu survolé et artificiel. Malgré les défauts que j’y ai perçu, the OA (on ne peut même pas spoiler le titre, c’est dingue!) reste une série très originale et fréquemment touchante… Oui, Patate des ténèbres, mi-homme mimolette, le fléau de l’univers, à bien versé une petite larmichette, se demandant si Homer… Non pas lui… Non, pas lui non plus… Allez finalement s’en sortir. Par certains côtés, the OA me fait penser à Hemlock grove, par son traitement décalé de la structure des épisodes, son rythme singulier et ses personnages aux réactions déconcertantes, mais logiques finalement – bon je précise, il n’y a ni vampires ni garous (il ne pouvait pas faire la bande-son), mais le côté fantastique est bien là, étonnant et troublant.

... on their calendar, with the premiere of a special Christmas special

Sense 8 Christmas special : Ah mais que cette série est magnifique! C’est un épisode de noël (et de 2h, ce qui est un beau cadeau!), donc les relations entre les personnages sont mises en avant, il y a cependant quelques séquences de combat, uniques à la thématique de cette série, et là c’est du très bon! Sur le plan émotionnel, les Wachowski et leur scénariste, J. Michael Strackzynski (le dieu des dieux du scénario, précisons-le encore), tapent fort, avec des séquences très fortes et touchantes… Oui, on voit une nouvelle scène d’amour entre les huit, et comme la précédente, c’est toujours aussi beau, bien que des crétins décérébrés (des mecs, des vrais) iront ricaner s’ils parviennent à visionner l’épisode jusque-là. Le message est beau, positif, et ce n’est pas juste ce Christmas special qui le porte, mais toute la saison 1. Alors oui, malheureusement de nos jours, cela va passer pour de la mièvrerie, que des inconnus se trouvent et soient heureux par le simple fait d’échanger un regard, un sourire, mais pour ma part, j’y crois – Pas aux sensates, tristement – C’est même la seule chose qui pourrait nous sauver, que l’on accepte simplement l’autre, sans crainte du regard des autres ou du jugement. Magnifique épisode donc!

Mars, une série-docu qui le fait bien!

2bf009ec7aa14d1139f97970d142b77b_1472030784

La mini-série en six épisodes de chez National geographic channel frappe fort! Dans le genre hard sf, c’est à dire sans vaisseaux spatiaux passant leur temps à se pfiou-pfiouter tout du long, voilà une histoire « réaliste » de la conquête martienne. Nous sommes en 2033, c’est à dire demain, et les nations se sont enfin entendues entre elles pour mettre leurs ressources spatiales en commun, appuyant un consortium privé en charge d’envoyer la crème de la crème des humains établir un premier camp de base sur Mars… Fastoche! D’autant plus que l’on a déjà vu Matt Damon en revenir avec une couverture en alu et un peu de scotch… Oui mais en fait non. Aucun alien impliqué, aucun psychopathe à bord ou vaisseau ayant séjourné en enfer, juste les conditions un peu rigoureuses sur la planète rouge, et cela suffit pour nous plonger dans une série très intéressante, mêlant fiction futuriste – mais pas trop – et documentaire sur nos possibilités actuelles.

C’est très bien fichu! J’aurais bien aimé une série entièrement scénarisée, mais le côté mi-documentaire (mimolette… ah elle passe partout cette blague fromagère!) renforce finalement le message positif du côté fiction. Pensez donc; Toutes les nations, c’est à dire tous nos politiciens, je vous le rappelle, unis autour d’un projet commun, de grande ampleur, coûteux à l’extrême, et sans retour sur investissement avant un temps indéfini… Oui, quand nous regardons la réalité, cela fait pleurer de désespoir. De grands scientifiques sont interviewés, des ingénieurs de la NASA ou de SpaceX, ainsi que le très médiatique Elon Musk, qui nous parle – façon américano larmoyante – des enjeux pour l’Humanité (oui bon, il va s’en mettre pleins les pockets, mais ça n’empêche pas le rêve). Les acteurs et actrices font le job, j’ai retrouvé un Olivier Martinez convaincant en milliardaire philanthrope elon-muskien, et l’équipage martien nous offre une vision probable de ce qu’il sera en cas de mission habitée; Aucun hystérique, rien que des gens intelligents, prêts au sacrifice et disposant d’un soutien technique conséquent. Bon point pour les design des véhicules et équipements, et les décors, tournés au Maroc, donnent le vertige. En clair, c’est une très bonne petite série-docu, avec de gros moyens bien employés, et qui apporte du rêve!

The young pope

Afficher l'image d'origine

Oh la bonne surprise! Voilà une série dont la saison 1 se termine après 10 épisodes, c’est produit par une collaboration entre HBO, Canal+ et Sky, écrit et réalisé par Paolo Sorrentino, qui nous pondra une saison 2 en… 2018  – Moi je pense qu’il y a quelqu’un de sadique chez HBO, pour nous mettre des délais pareils!!!

The young pope, c’est quoi donc? Eh bien nous avons un Jude Law très en forme qui incarne le pape Pie XIII, un souverain pontife imaginaire, jeune et que les cardinaux qui l’ont élus pensaient docile, mais qui se révèle terriblement conservateur et voir un retour de l’église vers une austérité qui ne plaît pas à grand monde. Refusant de se montrer en public, s’opposant à l’avortement et aux prêtres homosexuels, il nous apparaît dans un premier temps un poil réac, et les complots se montent rapidement contre lui, tandis que les fidèles délaissés abandonnent leur foi. Mais attention, créer un personnage repoussoir et central serait trop simple! Paolo Sorrentino nous offre avec ce jeune pape un être complexe, plein de doutes mais surtout empreint d’une profonde et sincère humanité. Les seconds couteaux qui le suivent depuis toujours disent tout au long des épisodes qu’il est un saint, et on comprend finalement pourquoi. Comme dans toute série de qualité, ce sont les seconds rôles qui portent l’ensemble du bazar. Ici, rien de moins que Diane Keaton et Silvio Orlando, qui dans un truc bas de gamme genre série de CW serait « le méchant », mais ici, nous avons un autre personnage incroyablement interprété, tout en finesse et en humour noir.

Afficher l'image d'origine

La série nous montre l’envers du Vatican, avec les intrigues et factions que nous commençons à connaître à travers d’autres séries plus historiques, aucune surprise de ce côté-ci, ni non plus du côté de ce faste indécent qui colle mal avec le slogan officiel d’aider les pauvres. Mais Paolo Sorrentino se concentre plutôt sur le destin d’un homme, et de son charisme qui rayonne autour de lui, à tel point que ses adversaires s’inclinent même en sachant qu’il a tort. L’enjeux principal de la série reste la quête d’équilibre et de paix intérieure de ce jeune pape, qui dit à ses intimes ne pas croire en dieu, mais qui nous fait comprendre qu’il est également un peu provoc. Mention spéciale pour une Cécile de France qui nous fait du Cécile de France, ce qui ici dans le contexte, soutien tout un ensemble d’émotions et de dynamiques amenant de profonds changements dans le rythme de la série.

J’ai vraiment été touché par l’interprétation de Jude Law, ce n’était pas gagné, car dans les deux premiers épisodes, il a l’air de vouloir faire le cabotin, malgré les idées extrêmes de son personnage. Finalement très rapidement, on comprend ses motivations et arguments, on le voit évoluer, au contact des autres, et lorsqu’il s’ouvre finalement, eh bien j’ai trouvé ça vraiment touchant, avec la larmichette oui! Très bonne série donc, que je vous recommande chaudement!

Sérialbdomadaire #11

Afficher l'image d'origine

Dirk Gently hollistic detective agency S01 E02 : Je me souviens avoir vu la version originale sur BBC4, avec des acteurs anglais, et c’était déjà bien barré, là avec plus de moyens et un beau casting, les romans de Douglas Adams se transposent en une série qui commence très fort, dans le genre loufoque/ surréaliste/ bizarre! Dirk Gently est un détective holistique, à qui l’univers donne des pistes pour des affaires apparemment sans liens entre elles, mais qui finalement se recoupent souvent de manière incongrue. Elijah Wood incarne un assistant un peu paumé, découvrant avec nous une galerie de personnages très singuliers, liés entre eux par une même forme de folie.

Super série, très originale, avec de bonnes idées qui déferlent à un rythme effréné! Dirk Gently pourrait ressembler à Doctor Who par son côté déconnecté de la réalité, mais grâce aux nombreux seconds couteaux, pourtant eux aussi bien frappadingues, on s’attache facilement à lui en comprenant les enjeux qui l’animent. Enfin, on peut supposer qu’il a quelques lignes directrices, mais pas sûrs non plus.

Afficher l'image d'origineThe Leftovers S02 E10 « I live here now » : J’ai enfin pu visionner le final de la saison 2 de the Leftovers (la version ricaine des Disparus, mais pour cette saison avec un scénario original, différent du bouquin donc, mais avec les mêmes personnages). Ouch! La série reste puissante, malgré des longueurs, inévitables dans cette construction de personnages complexes, embarqués dans des histoires où les miracles/ pas miracles vont en se bousculant. Bien qu’elle soit fascinante, l’histoire passe complètement au second plan, et cette idée de reprendre régulièrement un peu en arrière, et avec le point de vue d’autres personnages, et vraiment bien pensé. Cela créer un récit plutôt dense, ce qui ne m’étonne pas pour une série HBO, mais ici avec ce final de the Leftovers, ont frissonne en réalisant la justesse des comportements des uns et des autres, et l’on se demande ce qu’il va bien pouvoir arriver à ce bon vieux Kevin durant la saison 3!

Afficher l'image d'origine

Better things S01 E08 : Eh bien voilà une bonne petite série, que je n’aurais jamais visionnée si ce n’était pas produit par Louis CK, mon comique de stand up préféré. Nous suivons ici le quotidien d’une actrice dans la quarantaine, vivant de petits jobs et devant élever seule ses trois filles. Aucun élément surnaturel, non, pas d’aliens, juste une petite série feel good, positive malgré les galères quotidiennes. Pamela Adlon, qui produit et réalise également certains épisodes, et parfaite dans son propre rôle, souvent touchante, souvent drôle, souvent sexy également. Je recommande chaudement!