Les Winnu, à la conquête de Mecatol!

The Winnu - Twilight Imperium RPG Wiki

Les Winnu! Clairement le parent pauvre dans Twilight imperium, sans capacités raciales véritablement transcendantes, sans aucuns points forts, les Winnu passent pour une Fédération Sol au rabais, sauf que…

« Les planètes abritant 1 Force terrestre sont immunisées à Troubles locaux »… Mouais, voilà déjà une capacité qui n’envoie pas du tout du rêve. « L’Influence de Winnu, la planète des winnu, est toujours utilisable, même tapée« … 4 Influences, cela ne fait que rarement pencher la balance, surtout si des peuples comme les Xxcha ne sont pas des alliés politiques! Et enfin, « Vous n’avez pas besoin de cc stratégique pour jouer l’action secondaire de la tuile Technologie« , c’est bien, mais pas top. Oui là c’est clair, le Winnu ne va pas envoyer du steak avec ses capas!

Par contre, dès qu’il développe ses technologies raciales, le voici un peu plus à l’aise; Recycleur bioptique lui permet en effet de défausser une carte action en l’échangeant contre 1cc ou 2 Marchandises, voilà enfin un petit bonus bien sympathique! Portail mobile Lazax, bien que coûteuse, est une techno permettant de déployer 1 Force terrestre sur Mecatol rex, à condition que la planète soit neutre ou sous contrôle winnu… Moui bof, mais avec la technologie Arche de Mecatol, cette Force terrestre devient 1 Unité mécanisée, c’est mieux! Les Winnu vont bien entendu privilégier les technologies jaunes, leur deck est l’un des plus classiques, avec pour la plupart des technos du jeu de base – En occurrence, ils restent pratiquement les seuls à maîtriser des joyeusetés comme  Réanimateur Daxcive ou Arme bactério X-89– Même s’ils ne disposent pas de nombreuses technologies rouges, ils ont accès à l’Etoile de guerre et aux Tourelles automatisés. Sur les forums américains des States, on lit souvent que les Winnu ne vont pas jouer Cuirassés, mais favoriser les Capture du 2017-03-27 12:38:04Croiseurs, voir les Destroyers. Je pense plutôt qu’au contraire, avec Laser Hylar V et Canon d’assaut, ils doivent jouer Cuirassé, mais également Etoile de guerre, d’autant plus qu’ils ont Arme bactério x-89! Ce ne sont pas forcément des bourrins, mais leurs flottes doivent nécessairement être puissantes, en tout cas pour avoir du punch dès le premier round de combat. Pourquoi? Simple : Les Winnu ont une grande facilité à compléter un grand nombre d’objectifs publiques. Bien que leur technologie raciale ne garantisse en rien un accès facile à Mecatol rex, pouvoir y amener du renfort à chaque round reste un atout concernant plusieurs objectifs de contrôle. Mais plus encore, avec le Déflecteur photonique, les Winnu comptent parmi les quelques peuples à pouvoir traverser des systèmes occupés pour filer librement vers des systèmes-mères ennemis!

Capture du 2017-03-27 12:39:43

Les Winnu sont également plutôt musclés sur les invasions planétaires, ils disposent en effet de Diodes de transit et Géno-synthèse, de quoi en faire une force offensive difficilement stoppable! Bref, de prime abord, bien que leurs capacités raciales paraissent peu attrayantes, il apparaît finalement que les Winnu ne sont pas loin derrière les tribus Yssaril pour le titre de peuple le plus puissant du game!

Côté leaders, 1 agent, 1 amiral et 1 scientifique rendent les Winnu bien alléchants! Laissé dans le système-mère, le scientifique octroi une réduction jaune de 2, dès le départ, sans forcer, voilà qui est bien sympathique! Comme je le suggère plus haut, les Winnu doivent jouer Cuirassé, l’amiral est également à employer en ce sens. Enfin l’agent va permettre une prise simplifiée de Mecatol si ce monde est déjà occupé, et s’il peut au passage chiper un Chantier spatial et quelques SDP…

Les Représentants Winnu sont eux aussi pas mal, en particulier Berekar Berekon, qui permet de déployer gratuitement 1 Croiseur si le vote ne lui convient pas! Même si les Winnu sont plutôt des bêtes à objectifs, j’ai toujours estimé qu’au vue de leur culture, c’est-à-dire celle des anciens Lazax, il est logique de considérer qu’ils maîtrisent bien les arcanes du pouvoir politique, d’où d’ailleurs la technologie Soutien politique, qui confère +2 votes à leur Représentant.

Voilà, un petit tour de la faction Winnu, souvent méprisée, parfois décriée, en tout cas bien calibrée pour compléter promptement les habituels objectifs difficiles à prendre!

Capture du 2017-03-27 12:39:09

Contact/ Interstellar/ the Arrival!

Scientists Heard Signals From Extra Terrestrials. Who Could This Be ...

Je vais parler de ces feel-good movies pour les geeks, des oeuvres dont j’entends dire dans mon entourage professionnel qu’elles sont trop compliquées, sans rythme, et sans vrais effets spéciaux (des explosions). Je viens de me re-visionner the Arrival (premier contact pour ceux et celles qui s’en foutent de respecter l’oeuvre originale) et c’est bon, c’est même excellent! Immédiatement après cette fin qui donne le tournis, j’ai pensé à Contact, le film de Robert Zemeckis, avec Jodie Foster, l’une des actrices que j’admire le plus. Contact, qui est sorti en salles en 1997… Oui, il y a vingt ans!!! Héritier d’une longue série de films impliquant de gentils extra-terrestres et le méchant gouvernement des Etats-unis des States, Contact se démarquait par son message porteur de paix et d’amûûûr. La scientifique gentille, légèrement cruchasse tout de même, mais qui avançait avec ses certitudes, sûre de son bon droit. 1997… Il n’y avait pas que le personnage de Jodie Foster qui était naïf! C’est bien un feel-good movie sf, les méchants ne sont pas vraiment méchants, malgré un nombre impressionnant de bâtons dans ses roues, l’héroïne traverse les épreuves, trouve le Matthew et se fait financer des radiotéléscopes au Nouveau-mexique. Classe!

Tell us what you thought of 'Interstellar'

Immense bon dans le futur, avec quelques oeuvres science-fictionnesques de type blocbuster pour nous gâcher nos bonnes ondes, et nous retrouvons Interstellar, de Christopher Nolan, avec une brochette d’acteurs et d’actrices au top, pour servir une épopée de trois heures, que je considère comme un chef-d’oeuvre, malgré quelques menus défauts. Encore une fois, la science est au coeur de tout, la rationalité domine et les sentiments sont laissés en retrait. Logique, il faut sauver l’Humanité. L’écart se fait avec Contact dans l’intégration des technologies, il y a vingt ans inimaginables ou mal appréhendées dans la science-fiction filmée, désormais parfaitement intégrée dans l’environnement des personnages. Les robots ne sont pas des tueurs psychopathes, juste des intelligences artificielles rudimentaires, au service de l’Homme. J’ai dis que je faisais un article sur les feel-good movies sf, et même si l’ambiance est un peu plombée par la fin du monde imminente, l’espoir est dans chaque action des personnages, et il y a une sorte de grandeur qui transparaît souvent. Petite mention spéciale pour l’acteur principal, qui est Matthew Mc Conaughey… C’est son nom, mais également un qualificatif synonyme de mec terriblement bon!

How the alien language in 'Arrival' works according to linguist ...

Punaise, Denis – je vais faire un film Dune – Villeneuve qui s’attaque à de la science-fiction, ça donne the Arrival, un film intelligent, avec de gros bourrins de militaires totalement mis en retraits, pour laisser la place à une interrogation toute scientifique, mais faisant de cette oeuvre une magnifique expérience cinématographique! L’approche linguistique est tout bonnement excellente, et le concept du Temps comme il est abordé là donne tout de même des sueurs froides! Bon alors oui, ce n’est pas vraiment un feel-good movie, parce que même si finalement tout se passe bien, hormis les arriérés d’humains qui veulent tout péter, la destinée de Louise a quelque chose d’un poil tragique. Un film incroyable, intelligent et porteur d’espoir, qui nous présente des aliens bien comme il faut, avec pour une fois une motivation valable de venir s’embêter sur Terre. Et pour couronner le tout, la musique est assez impressionnante, je me demande même s’il existe un support avec des bribes de langage heptapode…

J’aurais également pu caser Gattaca dans cet article, mais même si ce film est un bijou, son action se centre plutôt sur son personnage principal. Et toi les Gens, tu as des idées de feel-good movies pas trop tartes et totalement geeks?

Janua vera, de Jean-Philippe Jaworski

Janua Vera - Récits du vieux royaume, tome 1 - Jean-Philippe Jaworski

Déjà premier point; Je viens de découvir qu’il existe une version augmentée de ce recueil de nouvelles, qui dans l’édition que j’ai pu lire n’en compte que quatre, pour huit dans Janua vera Tome 1. Je vais donc de ce pas m’enquérir chez Mollat de cette édition enrichie (si ces messieurs-dames cessent un instant leur book-faces!)!

Janua vera donc, un recueil de nouvelles du sieur Jaworski, Môssieur « Gagner la guerre », et on ne le rappelle pas assez, également de Te deum pour un massacre, jeu de rôles ma foi bien sympathique. Nous explorons ici le Vieux-royaume, l’univers fantastique de Jean-Philippe Jaworski, où il existe bien des elfes et autres créatures étranges, mais totalement en marge des grands royaumes humains. Et en quatre petites nouvelles, l’on replonge avec délice dans tout ce qui était bon dans Gagner la guerreOu si l’on a pas lu ce roman, on se prépare pour un grand voyage! – Attention cependant, si l’on retrouve bien Don Benvenuto le temps d’une intrigue sanglante et pleine de trahisons, les autres récits se focalisent sur des époques et des personnages différents. Nous découvrons ainsi le Roi-dieu Léodegar, sorte de Gilgamesh du coin, qui s’interroge sur sa divinité, et finalement suit sagement son destin. Nous suivons également le Chevalier aux épines, Aedan, dans un modèle classique de manipulation, avec un bien beau et expéditif combat de joute.

Comme toujours avec cet auteur, nous allons d’une description truculente à l’autre, plongeant dès les premières pages dans un univers bien à lui, ici fait de pluie, de gadoue et de crasse, mais se révélant parfois beau, majestueux. Je suis toujours impressionné par la puissance évocatrice de ses personnages, qui pour un rôliste sont du pain béni à inclure pratiquement tel-quel dans des aventures épiques. La technique est pourtant classique, même les histoires, si elles sont décortiquées, n’offrent pas grand chose d’original, mais il suffit vraiment de quelques lignes pour se retrouver dans ce Vieux-royaume, où il ne fait décidément pas  bon vivre! Doutes, faiblesses morales, mensonges et égoïsmes forment les principaux traits des personnages de ces nouvelles, mais ces défauts sont compensés par un attachement presque immédiat à l’humanité profonde de ces individus imparfaits. Le pompon étant Don Benvenuto Gusefal, assassin et magnifique ordure que l’on ne peut qu’adorer!

Ah oui, pour ceux et celles qui ne connaissent pas cet auteur, je vous recommande une plongée en douceur dans son monde, par le biais de ce recueil de nouvelles!

Les Eyzies-de-Tayac!

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Il existe des lieux en ce monde, où une bonne vieille patate un peu dark voit son âme sombre et tourmentée s’exalter soudainement, a priori sans raison, mais en tout cas à chaque retour dans le dit-lieu. Les Eyzies de Tayac-Sireuil (Las Aisiás de Taiac e Siruèlh, en occitan), dans la vallée de l’Homme, en Dordogne – Oui, c’est aussi en Nouvelle-Aquitaine, comme tous les trucs cools – sont de ces lieux où je vais me ressourcer, plusieurs fois l’an maintenant, parce que j’y ressens une sorte de connexion avec mon Moi préhistorique, que ce n’est pas loin, et que j’y trouve une certaine quiétude.

Bon, les Eyzies, c’est un village de huit-cents habitants, une grande rue où sont regroupés la majorité des commerces, en bord de Vézère, dominé par de hautes falaises creusées de cavernes occupées depuis le paléolithique. Les Eyzies-de-Tayac, ce n’est pas bien grand, mais on ne fait pas dix pas sans tomber sur l’entrée d’un abri préhistorique, une grotte, ou plus bêtement, sur le musée national de la préhistoire. Voilà un lieu magnifique, retraçant avec une foultitude de silex et reconstitutions la vie de nos ancêtres (non, pas les gaulois, ceux juste avant). Je me souviens des lieux durant mon enfance, c’était… Un peu plus old school! Là maintenant, c’est un bâtiment moderne, avec des salles agencées de manière logique et aérée. J’aime bien retourner y flâner, mais pour moi les Eyzies, ce sont les sites paléolithiques, disséminés idéalement aux alentours pour faire de petites randonnées!

La grotte du Grand roc… Ouaip, ça en jette!

Mon lieu de prédilection; Les Laugeries haute et basse, à un petit kilomètre le long des falaises, où l’on trouve grotte et sites paléolithiques, ainsi qu’un petit restaurant, la Laugerie basse, où la cuisine est périgourdine, avec un service impeccable, d’un autre temps. Le lieu lui-même semble d’ailleurs être ancré dans une autre époque, et je ne peux que vous recommander d’aller le visiter, comme but d’une ballade matinale depuis le village.

Où que vous alliez, dans n’importe quelle direction depuis les Eyzies-de-Tayac, vous trouverez une grotte et des sites archéologiques à visiter! Tiens d’ailleurs, en restant dans le village, vous pourrez y découvrir l’église-forteresse du coin, une bâtisse que mon ancien perso, prêtre de Torm, aurait bien aimé avoir pied-à-terre! Et encore un endroit où aller, après une visite ouvrant l’appétit; Le Coup de silex! Juste en face du musée de la préhistoire, c’est de la cuisine locale, avec un service très sympathique, un lieu un peu moins coincé que les quelques autres resto alentours, plus destinés aux touristes.

Côté couchage… Eh bien pour moi qui aime bien les maisons d’hôtes, c’est un peu moyen, tourisme oblige. A la limite, la Grange du mas est très bien, propre et relativement bon marché, mais on s’éloigne du modèle « logé chez l’habitant » que je préfère. Cela étant, il y a tellement de choses à voir, à faire, que l’idée de dormir me semble totalement exotique, d’un autre âge! Ah oui, si vous voulez faire une petite rando, vous pouvez aller aux Grottes du Roc de Cazelle, qui furent occupées jusqu’en 1960! C’est maintenant un parc préhistorique, avec un super parcours sur les sites où vivaient une sacrée bande de mecs poilus!

Voilà, comme je vous l’ai précisé, le village et ses alentours regorgent de lieux passionnant, et nul besoin d’être féru de paléontologie, les traces laissées par nos lointains ancêtres ont de quoi impressionner quiconque! En tout cas c’est un coin où j’essaie de me rendre régulièrement, car malgré les années, je n’ai pas encore tout découvert!

Reason/ Selah Sue/ Bonheur

Selah sue reason pochette album - Photo Selah Sue - Musique | Ados.fr

Second opus de Sanne Putseys, alias Selah Sue, une jeune artiste belge pleine de talent, Reason est un poil plus electro que son premier album, déjà vraiment très bon, il est également, à mon goût, plus abouti, avec des compositions mettant en avant la voix –toujours très tendance Winehouse – de cette artiste, les textes ont évolués, mais pas autant que cette voix magique, qui pour ma part me donne la patate pour la journée. Vue en live l’année dernière, je suis encore plus épaté par son style, et je ne parle pas de ses folies capilaires!

Clairement, cet album contient toute une série de petites pépites pop et je serai bien en mal de vous conseiller un titre ou un autre, peut-être the light, que vous pouvez écouter ci-dessous, mais juste car c’est celui que j’écoute plus de dix fois d’affilée sans me lasser… Mais c’est ma sélection aléatoire sur mon téléphone qui choize, comme quoi elle a bon goût 🙂 La demoiselle est visiblement souvent mélancolique et le fait très bien passer à travers ses textes et sa voix, elle apporte cependant beaucoup de joie également, ce qui fait un cocktail très très classe, avec des mélodies que l’on retient facilement. Oui, les Gens, je te recommande chaudement cet album, qui pour ma part m’accompagne dans toutes mes excursions pédestres!

Comic’addiction #9

The Few #1

The Few #01 : Image comics nous propose the Few un nouveau titre post-apocalyptique dont l’histoire est écrite par Sean Lewis, et le crayonnage par Hayden Sherman. C’est plutôt impressionnant, avec l’accent porté sur une poignée de personnages qui semblent tous borderline et prêts à sauter à la gorge du premier qui envoie du stress. Les émotions sont particulièrement bien rendues et surtout, l’ambiance se pose très vite, avec un contraste marquant entre les « héros » et leur environnement, une étendue blanche, hivernale, avec des arbres nus partout. Oui, l’hiver est arrivé, il n’y a pas de zombies à trucider, mais juste d’autres humains à côtoyer, dans ce qui semble être les vestiges des USA après une guerre d’envergure. Nous découvrons ce nouvel univers par de petits indices, cette série me semble vraiment prometteuse, je vais donc la suivre attentivement!

OCT160318 - ASTRO CITY #41 - Previews World

Astro city #41 : Et nous revoilà avec le bébé de Kurt Busiek, Astro city! Il s’agit ici d’une origin story, celle de l’Astro-naut, qui a donné son nom à la ville, bourgade que nous découvrons bien différente de ce à quoi nous étions habitué depuis 40 numéros. Le bonhomme est un mélange de pas mal d’icônes du cinéma, il m’a pour ma part fait immédiatement penser au Jetboy de Wild cards, anthologie pour laquelle je venais de terminer un article ICI-même. Comme toute immersion américaine dans les années 50-60, il y a une forme accentuée de nostalgie, et le duo Busiek/ Ross n’y coupe pas, idéalisant cette période de l’Astro-naut, nous offrant par-là même une perception différente et renouvelée de leur série, et de leur ville. Pour ceux et celles qui suivent le titre, voilà de quoi faire une pause avec les habituelles intrigues, tout en découvrant enfin un pan important de l’histoire qui fait d’Astro city un excellent titre!

First Look: Mother Panic #1 by Houser & Edwards (DC)

Mother panic #1 : Titre DC, auteure à succès, histoire se déroulant à Gotham city… Hum, a priori, ce n’était vraiment pas pour moi ce truc! Mais au vue des très bons retours, je me suis donc penché sur ce Mother panic, de Jody Houser, avec le très bon Tommy Lee Edwards aux crayons. Il s’agit-là d’une nouvelle justicière faisant régner la terreur dans les rues de Gotham, avec une extrême violence, et sans être une énième sidekick de Batman – Oui, voilà qui est rare! – Mother panic fait partie  de ces comic books un peu plus « matures », et bien que l’on parle toujours de gens costumés s’estimant au-dessus des lois, eh bien ma foi, ici cela prend plutôt bien! Bon, Violet Paige, la façade officielle de Mother panic, fait un peu cliché, mais le ton employé et les pistes offertes par Jody Houser semblent assez prometteuses. Je vous tiendrai donc au courant!

Wild cards!

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Proposé par George RR Martin himself, voici donc un recueil de nouvelles rassemblés par J’ai lu en un gros pavé de 700 pages. Alors attention tout de même, l’auteur de Game of thrones a son nom en gros sur la couverture, mais son influence sur l’ensemble de l’oeuvre est minime – C’est lui qui a lancé l’idée, et il écrit une nouvelle – le reste se partage entre pleins d’auteurs!

Wild cards, qu’est-ce que c’est? C’est de l’histoire de super-héros, mais bien fichue. Le pitch est simple: En 1946, un virus extraterrestre frappe les humains, tuant 90% de ceux qui sont touchés, affectant une bonne part des survivants en les transformant en monstres, les Jokers, mais octroyant à quelques-uns des super-pouvoirs (et en leur laissant une apparence humaine), ce sont les As. Nous suivons souvent les aventures de ces derniers. Comme dans le Watchmen d’Alan Moore, l’intérêt du truc est de voir l’influence des As sur le cours de l’Histoire. Bien moins flamboyants que leurs homologues des comic books, les As de Wild cards semblent affecter de manière anecdotique les événements et se heurtent à la masse des humains non affectés par le virus takisien, et le plus souvent aux ambitions de certains. Nous voyons ainsi la chasse aux communistes se transformer lentement en traque des As, et le titre du roman vient de Lois proposées par Mac Arthur pour exiger le fichage des As, ce sont les lois wild cards.

Parmi les auteurs, nous retrouvons Roger Zelazny, Lewis Shiner ou encore Carrie Vaughn, qui amènent tous un traitement bien personnel aux As que nous retrouvons d’une histoire à l’autre, comme le Docteur Tachyon, ou les 4 As, la première super-équipe officielle, qui ne tourne vraiment pas comme celles que nous connaissons à travers les comic books ou les films des studios Marvel et DC. La lecture est aisée, même si une connaissance de l’Histoire américaine depuis les années 50 sera préférable, après on retrouve ce bon vieux Nixon, toujours sympathique, et les références sont suffisamment connues pour ne pas se perdre. Le changement de ton peu éventuellement décontenancer, une nouvelle se déroulant à travers le monde entier, la suivante passant sur plan bien plus intimiste. Personnellement cela m’a bien plus.

Une adaptation en série télé serait en cours, et ma foi, si le projet suit le cheminement des nouvelles de cette anthologie, eh bien cela va sûrement bien rendre!