The Ghosts Of Pripyat, de Steve Rothery

Steve Rothery - The Ghosts of Pripyat by Steve Rothery — Kickstarter

The Ghosts Of Pripyat est le premier album solo, autoproduit grâce à une souscription, de Steve Rothery, guitariste talentueux de Marillion. L’album est sortit il y a deux ans et comprend sept titres instrumentaux, sans voix, et bien entendu avec la guitare du bonhomme au coeur de chaque composition.

Alors, après écoute attentive et multiple, eh bien ma foi, c’est bien du Steve! Ah bien entendu, il faut aimer les longues envolées planantes et un peu également, la guitare, mais pour les amateurs qui ne connaîtraient pas Môssieur Rothery, voilà une belle occasion pour combler cette lacune. C’est du très bon Steve, pas quelque chose de fondamentalement différent de sa contribution au groupe Marillion, mais même sans trop se forcer, on ne peut qu’admirer un artiste exceptionnel en train de s’amuser à faire ce qui lui plaît.

Amusant également de noter la patte du guitariste hors du contexte de son groupe. On reconnaît sans mal sa guitare, mais ici avec un petit quelque chose supplémentaire qui fait de cet album autre chose qu’une compo de Marillion. A découvrir donc!

 

ii3, Ina ich!

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Voilà une artiste que j’aime beaucoup et que je suis depuis un moment. Le troisième album de Kim Thuy Nguyen est sortit l’année dernière, tout aussi intéressant que les précédents, avec en prime une nette évolution dans son chant, alors que les guitares sont toujours bien puissantes – Oui, c’est du rock à la française, ça envoie donc un max de pâté! – Le piano est pour sa part toujours un régal, Môdame étant une pianiste classique, elle maîtrise bien son bidule.

Si vous aimez le bon rock bien de chez nous, alternant du riff électrique avec de belles compositions vous faisant la larmichette, voilà encore un album qui va convenir! Le must étant de repérer une date de concert proche de chez vous, Kim Thuy Nguyen ayant une présence scénique impressionnante. J’ajoute que comme mes autres coups de coeur musicaux, Ina Ich a fait le choix de s’auto-produire pour ne pas subir la politique des maisons de disque. Le groupe est aujourd’hui composé de Kim Thuy Nguyen, de son époux Aurélien Clair à la batterie, et de Brad Thomas Ackley, un des musicos de Mathieu Chedid (référence, référence) à la guitare. Simple, épuré, et pourtant le rock de Ina Ich arrive à se nuancer d’électro,et même à gagner régulièrement des prix officiels ainsi que, et surtout, l’estime d’un public important.

Le site du groupe est ICI

Before the dawn, Kate bush

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Aaaaaargh! Voilà un concert que j’aurai bien aimé aller voir! C’était à Londre, à l’Hammersmith Apollo et c’était donc le grand retour sur scène de Kate Bush (mon fantasme de quand j’étais tout jeunot)… Enfin, quand je dis que c’était un concert, le truc faisait trois heures, avec un répertoire imposant et bien entendu impeccablement interprété, mais c’était également tout un show avec une succession de scénettes oniro-chauchemardesques, des marionnettes et des masques flippant.

Je m’écoute actuellement l’album live qui vient donc de sortir et j’y retrouve tous les grands classiques de cette immense artiste british, avec quelques très bons musicos et choristes pour l’assister dans le tissage de ce spectacle. Il faut se rappeler que, si Kate Bush a toujours produit des albums, elle a renoncée à toute vie publique depuis trente cinq ans, pour se consacrer à son art. On la retrouve donc au top, dans de nombreuses réinterprétations de ses titres, comme le superbe Running at the hill, King of the mountain ou Hounds of love… ça fait du bien un peu de magie musicale des seventies! Un dvd du show est disponible, je vais vite aller le chercher pour découvrir en images ce que cette très grande artiste nous a concoctée!

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Misplaced childhood

Oh oui je sais, ce n’est pas le dernier album du moment, le machin top branchouille, le truc trop mortel, non, Misplaced childhood, c’est bien un vieil album de l’excellent groupe Marillion, datant de 1985. En fait ce fut ma première k7 (une technologie que toi, le jeune, tu ne peux même concevoir) de ce groupe, et ce fut un coup de coeur éternel, oui, rien que ça!

Sortit après Fugazi – une référence pour qui aime Marillion, et la bonne musique en générale – Misplaced childhood est en fait plutôt étonnant car en partant du thème de l’enfance pris avec un angle mélancolique et un peu gloomy, l’album m’a toujours semblé à part dans la vaste discographie du groupe. La première fois que je l’ai écouté, c’était une surprise de découvrir un enchaînement sans interruption de titres, sans blancs entre eux, comme si l’album ne comptait qu’un titre de quarante minutes… Oui, ça peut paraître long, mais là non pas du tout, déjà car c’est Marillion, et donc ce n’est jamais long, et puis parce que même si à l’époque je n’étais pas le superbe bilingue de maintenant, je comprenais que Fish, le chanteur de l’époque, me racontait une belle histoire, un poil triste il faut le reconnaître, mais tout de même, une belle histoire avec des morceaux de médiéval fantastique dedans. Marillion est en effet un tronquage de Silmarillion, le bouquin du Môssieur.

Outre le côté sentimental, car mes parents me l’avait offert en même temps qu’une pile de récits complets Marvel et autres éditions Lug, dans ma bouquinerie de l’époque, cet album reste encore parmi ceux que je peux écouter sans jamais me lasser. J’avoue que je préfère nettement la période Steve Hoggart, et plus particulièrement ce que le groupe fait depuis qu’il est en autofinancement, depuis 1997, et donc totalement indépendant. Mais Misplaced childhood est pour moi un album vraiment marquant, plein de nappes de synthés et d’envolées de guitares classieuses, un style qui perdure malgré tout dans le genre néo-prog, sans toutefois (en toute objectivité bien entendu) trouver son égal.

Memories of green, par Vangelis

L’un des plus beaux morceaux musicaux que je connaisse à ce jour, memories of green, tiré bien entendu du classique et classieux Blade runner, un film réalisé par le jumeau talentueux du Ridley Scott que nous connaissons aujourd’hui, et qui me fait saigner des yeux à chaque nouvelle crotte cinématographique. Composé par Vangelis, un peu une valeur sûre dans le milieu, ce titre en particulier est pour moi particulièrement inspirant, aussi bien pour aligner des mots sur mon traitement de texte open source que pour manipuler de fragiles figurines de mes gros doigts boudinnés. Je suis sûrs que si je passais ce titre magnifique et plein de mélancolie durant nos échanges guerriers autour d’un plateau chargé de soldats, tout de suite nous en viendrions à l’option diplomatique et à l’amour entre nos peuples… Si.

Comme il y a eu plusieurs éditions du film, avec scènes coupées/ rajoutées, il y a plusieurs bandes originales. Je recommande celle du 25ème anniversaire, qui est en 3 cd. Non, ce n’est pas trop de Vangelis à la suite!